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Romain Gary: "La guerre n'était pas encore finie, je faisais un travail de bureau d'adjoint au chef d'état major au bureau de l'Air. Je m'interrogeais sur mon avenir.
Les lettres de ma mère continuaient à m'arriver, très rarement, mais par la Suisse toujours, et il y a eu le Débarquement, la libération du midi de la France, j'ai pu obtenir de mon commandement de l'époque, du chef d'état-major des Forces aériennes de l'Atlantique, le général Corniglion-Molinier, l'autorisation de me rendre à Nice avec un ordre de mission très spécial.
Je suis donc arrivé à Nice pour aller voir ma mère où je constate, en arrivant à l'hôtel-pension Mermonts, je découvre grâce à mes amis qui sont toujours mes amis, le professeur René Agid, sa femme Sylvia, son frère Roger, je constate que ma mère était morte depuis trois ans, qu'elle avait écrit une quantité considérable de deux cents billets qu'elle avait remis à une amie polonaise en Suisse et ces billets me parvenaient alors qu'elle était déjà morte depuis trois ans.
Elle s'assurait ainsi que le cordon ombilical, si je puis dire, continuait à fonctionner. "
Roger Grenier: " Le Sens de ma vie" est un entretien accordé par Romain Gary à Radio-Canada.
Ces paroles nous serrent le cœur car, peu de deux mois après l'enregistrement, il mettra fin à ses jours, le 2 décembre 1980.
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12 января