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Merci, Jean-Luc Godard

«Merci, Jean-Luc Godard»: hommage sur la façade du plus vieux cinéma de Moscou Le 13 septembre, jour où le monde a appris la disparition de Jean-Luc Godard, un message d’hommage à ce génie de la Nouvelle vague s’est affiché sur la façade du Khoudojestvenny, plus ancien cinéma en activité de Moscou. « Merci, Jean-Luc Godard », pouvait-on y lire. C’est en 1909 que ce cinéma légendaire a accueilli ses tout premiers spectateurs, venus voir le film muet français Georgette. Plus tard, il accueillera la première mondiale du légendaire Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein. L’année dernière, il a rouvert ses portes après une rénovation s’étant étendue sur plusieurs années. À quelques exceptions, sa façade s’allume pour annoncer de grandes premières. « Personne étonnante » Plusieurs réalisateurs russes ont rendu hommage au grand cinéaste franco-suisse. Ainsi, Andreï Kontchalovski l’a qualifié de « personne étonnante et artiste paradoxal » et s’est souvenu d’une anecdote survenue pendant les

«Merci, Jean-Luc Godard»: hommage sur la façade du plus vieux cinéma de Moscou

Eric Robert/Sygma via Getty Images
Eric Robert/Sygma via Getty Images

Le 13 septembre, jour où le monde a appris la disparition de Jean-Luc Godard, un message d’hommage à ce génie de la Nouvelle vague s’est affiché sur la façade du Khoudojestvenny, plus ancien cinéma en activité de Moscou.

« Merci, Jean-Luc Godard », pouvait-on y lire.

C’est en 1909 que ce cinéma légendaire a accueilli ses tout premiers spectateurs, venus voir le film muet français Georgette. Plus tard, il accueillera la première mondiale du légendaire Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein. L’année dernière, il a rouvert ses portes après une rénovation s’étant étendue sur plusieurs années. À quelques exceptions, sa façade s’allume pour annoncer de grandes premières.

« Personne étonnante »

Plusieurs réalisateurs russes ont rendu hommage au grand cinéaste franco-suisse. Ainsi, Andreï Kontchalovski l’a qualifié de « personne étonnante et artiste paradoxal » et s’est souvenu d’une anecdote survenue pendant les années 1970. Alors qu’ils marchaient tous les deux dans les rues de New York, un sans-abri s’est approché de Godard, lui tendant la main. « Godard a fouillé dans ses poches, en a sorti 300 dollars et les lui a donnés. Et nous avons poursuivi notre chemin. [...] Il était ainsi, Godard. Paradoxal et imprévisible ».

Il a ajouté que Jean-Luc Godard avait dit un jour qu’il ne s’adonnait pas au cinéma uniquement pendant le tournage, mais aussi en dormant, en prenant le petit-déjeuner, en lisant, en parlant aux autres. « Et c’est ainsi. TOUJOURS », a conclu Kontchalosvki.

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