Il fait nuit, les pensées deviennent de plus en plus profondes. Encore une fois, je porte des chaussures pour franchir le seuil de mon monde. Marcher pieds nus ne me cause que de gros maux de tête. Je sens le sang couler à nouveau dans mes veines. Je me sens vivant, je respire, j'ai presque le sourire. Je ferme les yeux. Je suis assis sur le lit et je pense au monde. Je pense à ce devenir continu de sensations, d'émotions, de sentiments que je vois disparaître dans mon esprit sans les comprendre. Je me sens seul. Mon âme est désolée, aussi sèche que le désert. Chaque sensation disparaît lorsque j'essaie de l'atteindre. Et puis je pleure. Ces yeux qui louaient jadis la joie ne sont plus que le triste rappel d’un passé néfaste, d’un passé rempli d’hallucinations douloureuses. Comprendre et comprendre ce monde est difficile. J'essaie, c'est un devenir continu en pleine crise d'épilepsie. Les émotions suffoquées par ma maladie. Tout sourire transformé magiquement en larme. Mille larmes qui