- l'armure a été fabriquée par l'armurier, qui a dû non seulement adapter les différentes parties de l'armure au physique du futur utilisateur, mais aussi tenir compte du jeu musculaire sur les bras et les jambes. Pour le combattant, il ne pouvait pas être complètement limité dans sa liberté de mouvement. Pour cette raison, par exemple, les cavités des genoux et des haches n'étaient pas armées et devaient être protégées des blessures par des filets en fer cousus sur du tissu de lin. Avant que le chevalier ne reçoive son "costume de char" du forgeron, l'armure devait résister à des tirs d'essai ou à des coups de bâton lourds. En France, au XIVe siècle, l'armure qui avait survécu à de tels tests de résistance recevait des timbres de contrôle.
- Bien que les chevaliers de cette armure à plaques, qui se composait au XVIe siècle de 160 à 180 pièces individuelles et pouvait peser jusqu'à 46 kg, pouvaient se sentir plus en sécurité au combat, il y avait aussi de nombreux inconvénients. Il a fallu au moins deux aides pour porter et enlever l'armure. De plus, la marche causait de grandes difficultés, tout comme les casques, qui ne présentaient que des fissures étroites. Si vous tombiez par terre d'un cheval ou par d'autres coïncidences malheureuses, vous étiez aussi impuissant qu'une tortue couchée sur votre dos. L'inconfortable casque en vase du XIIIe siècle a été remplacé au XIVe siècle par le capuchon pelvien et la visière à charnière pour chien-chouette. Les conditions de visibilité sont cependant restées malgré ces formes de casque comme auparavant très modestes.
- La situation économique des artisans et des paysans s'étant améliorée à la fin du Moyen Âge, l'intérêt pour la mode s'est également accru dans ces milieux. Bien sûr, les goûts de mode de la noblesse ont été suivis. La source suivante nous dit quelles manches les paysans (riches) avaient cousues à leurs vêtements, par exemple : "Pour d'autres (paysans) le bras gauche était plus large que le droit, bien que pour certains il était plus long que la jupe entière. D'autres avaient les deux manches d'une telle largeur, et une fois de plus certains ont décoré la manche gauche de différentes manières, en partie avec des rubans de toutes sortes de couleurs, en partie avec des tubes en argent sur des cordes de soie...". (in : René Köniz et Peter W. Schuppisser : La mode dans la société humaine, Zurich 19612, p. 48)
- Aux XIVe et XVe siècles, les vêtements des épouses des paysans ont perdu leur chemise coupée et adaptée à la forme du haut du corps. De nombreuses épouses d'agriculteurs pouvaient se permettre pour la première fois une robe plus courte ou au moins un tablier.
- Même les vêtements des paysans les moins aisés ne se composaient plus seulement d'une chemise et d'un pantalon long et larges, mais s'étendaient avec un manteau court, une capuche, un gilet sans manches et un pantalon étroit.
- La mode est devenue une passion qui a touché tous les pays et tous les stands en Europe. Avec ce développement, l'aristocratie se trouve naturellement de plus en plus privée de sa mode exclusive. C'est ce que nous dit le roi Charles VII dans un décret. La France († 1461) présenta au roi : "Il fut présenté au roi que de toutes les nations de la terre, aucune n'était aussi dégénérée, aussi changeante, aussi mesurable, aussi excessive et instable dans les vêtements que les Français, et que le statut et le rang du peuple ne sont plus transmis aux vêtements, qu'ils soient princes ou nobles ou citoyens ou artisans, car il est admis que chacun habille selon son plaisir, homme comme femme, dans du tissu en or et argent, de la soie ou en laine, indépendamment de son statut à prendre en compte. (dans : Erika Thiès, ibid., p. 122/123)
- Oui, les vêtements semblaient perdre leur signification en tant que symbole de statut. La ville de Ratisbonne, Die mut Hiltprand, née Neumburger, avait, par exemple, selon son testament du 26.6.1308, un manteau vert et un manteau brun, trois Sukenien (vêtements sans manches courtes), dont l'un était en soie, l'autre en écarlate, deux sous vêtements assortis, une jupe ourlée, une jupe en fourrure et deux longs vêtements, dont un même brodé de perles. Ses bijoux comprenaient trois ceintures en argent et cinq fermoirs en or.
Les autorités ont tenté de se défendre contre ce luxe "bourgeois" à l'aide de nouvelles lois. Tout d'abord, en France, en Espagne et en Italie, et dans la seconde moitié du XIVe siècle également en Allemagne, ils ont publié le code vestimentaire. Le magistrat ou le souverain a proclamé que la robe luxueuse n'obscurcirait pas seulement leur statut social, mais que beaucoup de citoyens seraient lourdement endettés ou financièrement injustes, car ils utiliseraient leurs salaires et même leur argent pour acheter des vêtements et des bijoux précieux.