Найти в Дзене

Une histoire de l'âme d'un homme, d'un chien et d'un destin difficile : "L'ami". Sigrid Nunez.

Lorsque sur la couverture arrière d'un livre, il est décrit comme un "texte inclassable", j'ai tendance à être sceptique et douteux (inclassable parce que je suis confronté à un très bon livre, parce qu'il dépasse la norme, parce qu'il n'est pas attribué à un genre spécifique, parce qu'il nous dit quelque chose d'extrêmement bizarre...) Et je souhaite que l'adjectif soit un crochet commercial.
Je suis tombé, parce que le sujet est celui que j'aime : la perte et le chien, donc, a priori, j'ai promis. Le personnage principal est un écrivain qui perd son ami et mentor et doit prendre soin de son chien (un grand danois arthritique), parce que la femme du défunt ne sort pas de la figue pour prendre soin d'elle-même (elle lui rappelle le défunt, dit-elle, et le chien attend juste que le propriétaire revienne ? Comment expliquer la mort à un chien ?) Total, que le pro ta, qui est un saint et accepte en dépit d'avoir un plancher nain, qu'avec un tel insecte est encore plus, et au risque de l
https://www.pinterest.ru/pin/575827502329832303/?nic=1
https://www.pinterest.ru/pin/575827502329832303/?nic=1

Lorsque sur la couverture arrière d'un livre, il est décrit comme un "texte inclassable", j'ai tendance à être sceptique et douteux (inclassable parce que je suis confronté à un très bon livre, parce qu'il dépasse la norme, parce qu'il n'est pas attribué à un genre spécifique, parce qu'il nous dit quelque chose d'extrêmement bizarre...) Et je souhaite que l'adjectif soit un crochet commercial.

Je suis tombé, parce que le sujet est celui que j'aime : la perte et le chien, donc, a priori, j'ai promis. Le personnage principal est un écrivain qui perd son ami et mentor et doit prendre soin de son chien (un grand danois arthritique), parce que la femme du défunt ne sort pas de la figue pour prendre soin d'elle-même (elle lui rappelle le défunt, dit-elle, et le chien attend juste que le propriétaire revienne ? Comment expliquer la mort à un chien ?) Total, que le pro ta, qui est un saint et accepte en dépit d'avoir un plancher nain, qu'avec un tel insecte est encore plus, et au risque de le perdre parce qu'il n'est pas permis d'avoir des animaux dans lui.

Je m'attendais à trouver une narration du quotidien de l'homme et du chien, des avances des deux, de l'adaptation mutuelle, des anecdotes, des moments typiques des trastadas qui, après qu'ils se soient produits, vous semblent drôles mais que juste quand ils se produisent vous voudriez tuer quelqu'un,.... J'espérais une histoire de relation entre deux espèces si différentes au lieu de celle que je viens de retrouver.

"Les animaux ne pleurent pas. Mais ils peuvent s'effondrer, et c'est ce qu'ils font. Ils peuvent avoir le cœur brisé, et ils en ont le cœur brisé. Ils peuvent, et cela leur arrive, perdre la tête."

Et qu'ai-je trouvé ? Eh bien, oui, il y a une histoire de vie commune, de la relation quotidienne intense entre la femme et un chien presque âgé (j'étais folle de savoir qu'un dogue allemand vit au plus dix ans !), mais c'est certainement un texte inclassable car, en plus de parler du chien et de la coexistence, l'auteur diffuse constamment dans le livre des réflexions sur la vie, la perte, l'amour, le sexe, l'amitié, les pleurs, le chien et surtout la littérature. Citations littéraires, réflexions sur la littérature, la littérature comme thérapie et auto-assistance, cours d'écriture, conseils et interdictions d'écriture, politiquement correct dans l'écriture, cours d'écrivains, littérature métallurgique... Et tout s'inscrit parfaitement dans un discours où l'on passe d'un sujet à un autre sans remarquer le changement, suivant le fil du rouleau qui nous livre une prose attentive, élégante et sensible.

"Votre animal est malade, mais qu'est-ce qui ne va pas, quel est le problème ? Je n'ai pas de réponse.
Que votre chien, qui pense que vous êtes Dieu, pense que vous avez le pouvoir d'arrêter de souffrir, mais pour une raison quelconque (vous ai-je contrarié de quelque façon que ce soit ?) Vous refusez de le faire, est une pensée insupportable. "

Mais ce qui m'a le plus plu, et m'a même fait réfléchir, ce sont les doutes que l'auteur avait sur ce qui se passe dans sa tête, non seulement de son chien, mais de tous les chiens. Vous pouvez voir qu'elle tient vraiment à les comprendre, qu'elle a de l'empathie pour eux et qu'elle donne à son chien autant de bien-être que possible.

"Comment se sent un chien quand son maître le laisse entassé dans un de ces camions ? Les chiens comprennent-ils la trahison ? Je suppose que non. Il me semble que la chose la plus importante dans l'esprit du mammifère, en route vers l'abattoir, c'est qui va maintenant protéger le Maître ?"

Et j'ai mis ces citations parce qu'elles me touchent le plus, mais je le répète, Sigrid Nunez n'est pas limitée à l'animal sujet et a beaucoup, mais beaucoup, mais beaucoup, à parler, surtout de la littérature, qui pour quelque chose qui est leur environnement, est un écrivain, a donné des cours et des conférences, et son jour en jour remplit de cours à de futurs auteurs (brillant ou sans succès ou abandonné).

"Alors, à quel moment un animal mourant prend-il conscience de ce qui lui arrive ? Est-il possible que ce soit longtemps à l'avance ? Et comment les animaux réagissent-ils au vieillissement ? Se sentent-ils complètement confus ou ressentent-ils en quelque sorte ce que ces signes signifient ?

L'ami est, en fin de compte, un exercice métallurgique d'auto-assistance pour surmonter un duel (je ne sais pas si réel ou fictif). Une lettre à l'ami décédé qui lui manque tant. Un livre rare, difficile à classer, mais qui se lit avec beaucoup de plaisir, et dans lequel on se laisse porter par des lignes qui pourraient bien être le reflet de la pensée de l'auteur à une vitesse vertigineuse, arrosant un rendez-vous d'une mémoire, celui-ci d'une pensée et celui-là d'un film...

Un livre au charme étrange que j'aurais pu lire beaucoup plus. Un avis rare pour le plaisir de la lecture.