Peu de films ont le titre d'une voiture. Encore moins, celle de la première capitale de l'Italie. Le seul cas est "Gran Torino" (2008), réalisé et mettant en vedette Clint Eastwood. C'est une œuvre de haut niveau, sèche et brute, délicate et émouvante, miroir de la personnalité, des convictions éthiques et morales du grand homme du cinéma américain. C'est un film qui, alliant la solitude de la vieillesse à la difficulté de comprendre l'autre, le "différent" devient notre "prochain". (du latin : qui est proche de vous), vient à l'observation, qu'il existe pour les hommes de bonne volonté, des valeurs telles que la droiture, l'amitié, la solidarité, la défense des plus faibles, pour qui, en toute saison de la vie, et à chaque latitude, il vaut la peine de s'engager, même en se sacrifiant soi-même. Comme dans les autres films d'Eastwood, "Gran Torino" est imprégné d'une mélancolie qui n'a rien d'un miel, mais qui est plutôt robuste, fière et digne, ce qui reflète à quel point la vie est
