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Mes pensées sur le livre : "Laisse couler mes larmes, dit le policier de Philip K. Dick."

https://www.pinterest.ru/pin/423901383656934463/?nic=1
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Je vais dire clairement que je connais Philip K. Dick plus par le cinéma que par les livres. Qui plus est, seulement pour le cinéma.

J'avoue aussi que je n'avais rien lu sur Dick, bien que je l'aie commencé : les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? et ça me plaisait. Si je n'ai pas continué sa lecture, c'est que quelques autres ont croisé mon chemin, mais je suis très clair que je dois retourner à ce livre pour le divertissement, il y avait quelques différences par rapport au film de Scott et, en outre, le titre avait un sens qui lui est enlevé dans ce film.

Mais ce à quoi nous arrivons. Le livre dont il s'agit a été écrit en 1970, publié en 1974 et se déroule aux États-Unis dans une dystopie de 1988, qui ressemble maintenant davantage à l'ucronie. Jason Taverner, protagoniste presque absolu, est un six, un homme génétiquement amélioré. Et il est super célèbre. Il a quelques albums en tant que chanteur, il présente une émission de télévision qui est suivie par trente millions de personnes qui l'idolâtrent, la vie lui sourit, il est chargé et il ne lui manque rien. Elle serait comme Leticia Sabater jusqu'au jour où elle se réveille dans un motel sale, sans aucune de ses pièces d'identité, mais avec la liasse de factures qu'elle portait la veille. La mauvaise nouvelle, c'est que personne ne le connaît. Pas d'amis, pas de fans, pas de petite amie, pas d'anciens couples... personne. Le pire de cette situation n'est pas seulement cela, mais nous sommes dans une société dans laquelle une personne sans papiers va directement dans des camps de travail forcé (je profite de cette occasion pour illustrer un peu plus le genre de société que nous avons après une seconde guerre civile : les Noirs sont presque disparus et sont traités comme des personnes en voie d'extinction et n'ont droit qu'à un enfant par couple ; les étudiants vivent comme fugitifs dans leurs propres universités sans la possibilité de les quitter sous peine de se rendre directement dans un camp de travail...).

Titre policier Felix Buckman croit que Jason Taverner doit être quelqu'un de très important car il doit avoir des contacts très haut pour éliminer si bien la trace d'une personne.

C'est donc avec ces brefs coups de pinceau que l'histoire commence. Une histoire qui vous met dans le rôle de Jason, qui vous fait vous demander ce qui se passe, pourquoi personne ne le connaît, et vous fait penser à des théories de toutes sortes (je suis venu à penser que cela avait été pris dans un univers parallèle) pour essayer de donner un sens à ce qui arrive à la prota, logiquement déterminé à récupérer sa vie éviter autant que possible pour les autorités. Et tu as besoin de lire. Vous devez continuer à avancer pour voir comment il sort, s'il sort du tout, d'une telle teinte brunâtre.

"Jason Taverner nous a laissé le regarder et, comme on dit, une fois que les autorités vous regardent, elles ne l'oublient jamais.

J'ai pris plaisir à le lire. Bien écrit, avec une prose facile et sans termes complexes ou littéraires, mais avec beaucoup de détails (colonies martiennes, voitures volantes, poupées jouets avec la fonction d'un oracle, humains génétiquement modifiés, ....), qui aident à mettre en scène et illustrer technologiquement et comprendre comment Dick a conçu un / son avenir (déjà passé) totalitaire (au fait, il est très rare que la société ait progressé au point des voitures volantes, mais encore à écouter la musique aux platines). Quoi qu'il en soit, les anachronismes ont aussi leurs propres anachronismes).

Dick développe en classe un livre sur l'identité, la solitude, les drogues, la réalité et sa perception, l'angoisse existentielle, et même la philosophie et l'amour... Beaucoup d'entre eux, surtout ceux de la réalité modifiée, la perception et l'identité, qui étaient une obsession pour l'auteur. La drogue aussi, wow.

Comme une colle, peut-être la brève explication de ce qui se passe, raconté dans une conversation sans lui donner beaucoup d'importance (avec tout ce que nous avons traversé !), comme s'ils parlaient du résultat d'un match de football. Mais en fin de compte, c'est compris et ça colle, ce qui est important.

Que mes larmes coulent, dit le policier, c'est une histoire dynamique, en mouvement constant, qui ne donne pas de trêve, qui captive, qui séduira ceux qui connaissent l'auteur, ceux qui aiment le bon ci-fi, ou simplement ceux qui cherchent une bonne lecture qui les accroche dès la première page et leur fait réfléchir. Un livre qui, bien qu'il contienne déjà près de 50 tacos, n'en a pas l'air parce qu'il n'a rien vieilli (ceci... sauf le tourne-disque), ce qui m'a rendu encore plus intéressé par le travail de ce maître et qui veut encore me mettre en contact avec ses moutons électriques.