Voilà le mot "autodafé". Il a beaucoup de goûts et de nuances. Essayez-le, trempez-le sur le bout de votre langue. Personnellement, le goût du mot m'a semblé métallique et très ordonné au début. Comme une promenade mesurée sur l'autoroute allemande, comme un travail bien coordonné des mécanismes de la "voiture nationale", comme une seule botte forgée en Europe... Quand je me suis cogné les dents avec un fer à repasser "auto", j'ai pris le "dafé", et il s'est immédiatement ramolli, coulant sur la langue, pinçant le palais et se transformant en "da-fe". Oui, je l'ai fait. Doux comme une guimauve. Oui, eh. Raffiné comme un croissant pour le café du matin. En mettant l'accent sur la dernière syllabe, je l'ai laissé sortir. Le "fe" lourd tire le mot entier, et la composition tombe du rail jusqu'à l'abîme, sur les pages du dictionnaire à la fin du manuel d'Histoire générale pour la 7e année. Autodafé est une exécution publique d'hérétiques par la sentence de l'Inquisition. En fait, autodafé